dimanche 25 octobre 2009

Nha Sentimento : lancement des festivités

Il y avait comme un petit air de fête cette après-midi, rue Beaugrenelle. Plus précisément au numéro 8. Et pour cause : l'association Casa Cabo Verde, dont Cesaria Evora est la marraine, avait organisé une réception, pour fêter le lancement du nouvel album, Nha Sentimento, que nous avons déjà eu l'occasion d'évoquer ici. On pouvait y déguster des mets traditionnels, (beignets de poisson appelés pastels, poulpe, etc.), le tout accompagné d'un bon petit grog. Les hauts-parleurs diffusaient de la musique traditionnelle, tandis qu'un écran passait en boucle le making-of de Nha Sentimento (cf. quelques articles plus bas). Mais ce n'est pas uniquement pour cela que les convives étaient réunis. Tous attendaient avec impatience la venue "suprise" de Cesaria Evora.


Vers 16h30, Cesaria arrive. Elle traverse une haie d'honneur, serre des mains, fait la bise. Chaque personne a quelque chose à lui dire. Elle reçoit un bouquet de fleurs et d'autres cadeaux qu'elle s'empresse de confier à son assistante, à la manière d'un Rabbi Jacob. Puis elle s'installe dans un fauteuil au fond de la salle. Parallèlement, la vente des albums s'est ouverte. Commence alors un défilé incessant auprès de la maîtresse de cérémonie, pour obtenir qui un autographe, qui une photo, qui une interview. La salle ne désemplit pas, sauf lorsque Cesaria décide de sortir pour fumer une cigarette. Un mouvement instinctif s'opère, et voilà que la plupart des invités se retrouve dehors à l'entourer de nouveau !
Dur dur d'être une star...

Le programme des prochains jours est tout tracé : mardi, Cesaria devrait se produire à l'Unesco, à l'initiative de la fondation Houphouët-Boigny. Vendredi, enregistrement d'un concert à la maison de la radio. Et bien sûr, les 9 et 10 novembre, deux concerts exceptionnels au Grand Rex. Sans compter les nombreux plateaux télé et interviews radio. Courage Cesaria !

samedi 17 octobre 2009

Comment fabriquer un cavaquinho

Voici une vidéo assez intéressante que l'on peut trouver sur youtube. Filmé dans l'atelier du luthier de référence à Mindelo, "Oficina Luis Batista", dans le quartier de Monte Sossego, ce court documentaire présente les différentes phases de la fabrication d'un cavaquinho. Dans une seconde partie, il illustre les différents rythmes traditionnels qui peuvent être joués sur cet instrument.



Le cavaquinho est un instrument d'origine portugaise qui s'est répandu au Brésil, où il constitue l'instrument de base de la samba (pagode), mais aussi sur l'île de Madère, où il est plus connu sous le nom de Braguinha, et bien sûr, au Cap-Vert.
Ses quatre cordes sont, en partant de la plus aiguë à la plus grave : Ré, Si, Sol, Ré. C'est l'accordage le plus courant, même si d'autres accordages existent, notamment au Portugal.

Le cavaquinho que l'on trouve au Cap-Vert diffère de son homogue brésilien sur au moins deux points : sa caisse est légérement plus large, mais c'est surtout son manche qui a été élargi. Ce modèle a été conçu par Bau, grand cavaquinhiste et guitariste, qui voulait ainsi pallier les problèmes liés au manque de place pour les doigts. Par ailleurs, Bau, qui ne manque pas d'imagination, a même récemment mis au point un modèle de cavaquinho à 5 cordes, qui lui permet de pousser son art encore plus loin, grâce à l'ajout d'un la grave.

Pour information, la morna interprétée au début du film est Neuza, composition de Manuel De Novas (c'est bien Neuza, et non Lena comme le prononce à tort le chanteur...).
En voici les paroles, ainsi qu'un extrait de la version interprétée par Bana.

NEUZA


Mi na meio di mar, na solidão ta pensá na bô
M faze-bo ess morna pa confirmá nh’amor pa bô

Neuza ‘m tem sodade di bô
Nha sodade é tcheu
M ca podê squecê-bô
Neuza nha flôr ‘m tem qui volta
Pam ba braça-bo, cu amor,
Pam ba nina-bo, querida

Se mar fosse caminho di pé
Li dess distância costal
M ta corrê cheio di fé
Pam tchigá djunto di nha cretcheu

mardi 13 octobre 2009

Frusoni, le poète de Mindelo

Peu connu voire ignoré à l'extérieur du Cap-Vert, Sérgio Frusoni fut un grand poète dont le talent a marqué l'histoire culturelle de l'archipel. Né à Mindelo de parents italiens, Frusoni n'a eu aucune peine a adopter et promouvoir la culture du pays qui l'a vu naître. Il a été l'un des premiers auteurs à revendiquer le statut de langue au créole, sinon sur le plan instututionnel, du moins sur le plan littéraire. Ainsi, Simone Gomes conclut dans son étude consacrée à Frusoni, que ce dernier fait partie des rares auteurs qui "confèrent au créole, à travers l'écrit, une dignité poétique, étant donné qu'à l'époque, la langue créole transmettait quasi exclusivement mornas et coladeras". Autre point important, Frusoni a rédigé la plupart de ses poèmes sous deux versions : en créole et en portugais.
Salarié d'une compagnie de télégraphe le jour, écrivain la nuit, ce troubadour passionné de théâtre a longtemps tenu une chronique littéraire sur les ondes de Radio Barlavento, radio implantée sur l'île de São Vicente, où Cesaria a fait ses débuts dans les années 1960. Très attaché à son île natale, il n'aura de cesse de lui rendre hommage à travers ses poésies empreintes de nostalgie et d'un charme suranné. Les thèmes principalement abordés dans son oeuvre sont les scènes du quotidien, mais aussi la faim, ainsi que les problématiques exacerbées par l'émigration, notamment l'attachement à la terre, les adieux, le retour au pays, la mer, tout ce que certains commentateurs n'hésitent plus à regrouper sous le vocable de "terra-longisme".
Enfin, dans son oeuvre, Frusoni accorde une part importance à la femme, et en particulier à son statut au sein de la société mindelense.
Mort quelques semaines à peine avant l'accession du Cap-Vert à l'indépendance, Frusoni aura oeuvré à sa manière à l'émergence d'une nation, en participant à la défense d'une idendité linguistique et culturelle.

Quelques-uns de ses poèmes furent mis en chansons. L'exemple le plus connu est sans doute "Temp' d'Canequinha" qui évoque la splendeur passée et la décadence de la ville portuaire de Mindelo, à une époque où les routes du commerce maritime international ont délaissé le port de Mindelo au profit d'autres ports mieux équipés. Les premières paroles disent en substance ceci : "Jadis, São Vicente, c'était autre chose...". Le texte empreint d'amertume n'est pas pour autant dépourvu d'humour et de sensibilité, lorsque l'auteur évoque le "bon vieux temps". En somme, c'était mieux avant...

La version interprétée par Dany Silva


Um vez Soncente era sabe,
Um vez Soncente era ote cosa,
Conde sês amdjer tava usa
Um lenço, um chalce cor de rosa
Um blusa e um conta d’coral
Conde pa sês boi nacional
Es tava morná té manché
Conde sem confiança nem abuso
Es ta sirvi sês café
C’sês ratchinha d’cuscuz

Conde pa Nossa Senhora da Luz
Tinha um grande procissão
Conde ta cantode Santa Cruz
Conde ta colode pa Sanjon
Na Ribeira d’Julião
Conde ta cutchid na pilon
Ta cantode na porfia
Conde ta tchubeba na porta
Ta vivide cu mas gosto
E cu mas alegria

Es ca tava anda mod agora,
Na mei d'miséria, chei d'fome
Ta imbarca, ta ba 'mbora,
Sem um papel sem um nome
Mod’ um lingada d’carvão
Era colheta na tchom
Era vapor na baía,
O Soncente na quês dia
Até gote d’Mané Jom
Tava ingorda na gemada

Pa tud'es rua de morada
Era um data d'strangêr
Era uma vida folgada,
Cicerone, vada airada,
Ta nada na d'nher
Di note sentode na pracinha
Ta partid gonhe assim:
Penny pa bô pa mi
Penny pa bô, pa mi
Era temp d’canequinha

dimanche 11 octobre 2009

Lura, l'autre voix du Cap Vert


Le concert de Lura qui a lieu hier soir dans la petite salle de l'Alhambra, à Paris, a été un spectacle d'une intensité rare. La chanteuse à la voix inimitable a su, comme à l'habitude, jouer de son charisme et de sa sensualité, pour émouvoir un public enthousiasmé.
L'ensemble, emmené par l'excellent Toy Vieira au piano et Vaiss à la guitare, a fait preuve d'un niveau remarquable, et a si bien su faire valoir les talents musicaux et l'aisance de Lura sur scène.
Au programme figuraient un bon nombre de chansons tirées du dernier album, Eclipse, avec notamment Mascadjon, Marinheiro, Tabanka, Maria, Quebrod nem djosa, ainsi que le sublime Canta um tango composé par Teofilo Chantre, sur lequel les langoureux coups d'archet de Julian Corrales ont sans doute donné des frissons à de nombreux spectateurs. Lura a également assuré ses arrières, avec quelques-uns de ses tubes tirés des précédents albums, comme par exemple So Um Cartinha, Narina, Vazulina, Festa di nha cumpadri, ou encore M'bem di fora.

Un spectacle grandiose, qui a pu faire changer d'avis ceux qui n'ont pas nécessairement adoré les choix musicaux du dernier album.

lundi 5 octobre 2009

Nha sentimento : le making-of


L'événement de ce mois d'octobre est sans conteste la sortie d'un nouvel album de Cesaria Evora, intitulé Nha Sentimento, c'est-à-dire Mes Sentiments.

Comme à l'habitude depuis plus de 10 ans, c'est le pianiste Nando Andrade qui a été chargé de réaliser les arrangements. Ce dernier n'hésite pas à sortir de la tradition musicale pure et va une fois de plus puiser des influences dans des styles musicaux variés mais qui, historiquement, ont été étroitement liés à la musique cap-verdienne. Ainsi, après avoir assaisonné deux des précédents albums avec des pointes brésilienne et cubaine, cet album fait la part belle aux influences arabes. Certains musicologues soutiennent en effet que la morna, qui selon la légende serait née sur l'île de Boa Vista, aurait sinon dérivé directement de la musique arabe, du moins subi quelques influences notoires (mais on dit la même chose du fado). Et ce n'est pas une coïncidence si l'on sait que cette même île a dû été visitée par des marchands marocains qui y ont laissé certaines traces, ou si l'on se réfère à l'origine du mot signifiant violon en créole, rabeca, déformation de rebec, l'ancêtre du violon, qui a conduit au rebab ou rabab utilisé dans la musique arabe.

Sur les 14 chansons qui composent ce nouvel opus, une bonne moitié a été composée par le regretté Manuel de Novas, décédé il y a une semaine. Compositeur préféré de Cesaria, celui-ci est souvent considéré, aux côtés de B.Leza, comme l'un des plus grands compositeurs qu'ait connus le Cap-Vert. Habile parolier et musicien talentueux, il aura minutieusement décrit, à travers ses compositions tantôt graves et profondes, tantôt légères et goguenardes, les petites choses de la vie des habitants de Mindelo, des histoires d'amour les plus cocasses, aux préoccupations existentielles les plus légitimes, en passant par le sentiment de grande nostalgie ("sodade"), l'éloignement, l'émigration, etc.

Gageons que la voix de Cesaria - et sans doute d'autres générations d'artistes - saura faire vivre encore longtemps les compositions de cet homme qui aimait profondément la vie.

Dans le cadre de la promotion de ce nouvel album, Cesaria Evora donnera un concert privé au studio 105 de Radio France, le 30 octobre à 18h, qui sera diffusé sur les ondes de France Inter jeudi 5 novembre entre 21h et 23h.
Quelques jours plus tard, Cesaria se produira les 9 et 10 novembre au Grand Rex - sa salle parisienne préférée - avec au programme, les chansons du nouvel album. Venez nombreux !

C'est la fin des vacances, on ne chôme pas!

Après plusieurs mois d'inactivité, ce blog va enfin rouvrir et sera alimenté régulièrement, dans la mesure du possible.
Et cette rentrée s'annonce très chargée sur le plan culturel, avec de nombreux événements liés au lancement du nouvel album de Cesaria Evora, Nha Sentimento, attendu pour le 26 octobre 2009, que nous aurons le loisir de commenter.
Rappelons que ce blog reflète avant tout les centres d'intérêts et les passions de son auteur. Par conséquent, il est principalement - mais non exclusivement - dédié à la musique traditionnelle capverdienne, avec de fréquents coups de projecteurs sur une artiste extraordinaire, qu'il n'est plus besoin de présenter (Cesaria Evora), ainsi que quelques textes de chansons.
Il s'agit d'un choix éditorial d'autant mieux assumé qu'il existe de nombreuses ressources sur Internet pour apprendre et se documenter sur d'autres sujets ayant trait au Cap-Vert.
A ce titre, il convient de rappeler que les opinions et affirmations couchées sur ce blog sont strictement personnelles et subjectives, et n'engagent en rien les différents acteurs mentionnés, notamment artistes et producteurs. Par ailleurs, les textes publiés sont pour la plupart protégés par droits d'auteurs. Ils seront repris ici uniquement dans un but informatif.

Cela étant dit, bonne lecture à tous!

dimanche 12 juillet 2009

De belles images du Cap-Vert


Il y a quelques mois, un documentaire consacré aux îles du Cap-Vert est sorti en DVD. En voici la bande-annonce. Il s'agit d'un film décrivant à travers une série d'images époustouflantes chacune des dix îles qui composent l'archipel. L'initiative du projet revient à l'agence de voyages portugaise Soltropico, et a pour conséquent une visée principalement commerciale : celle de promouvoir le Cap-Vert comme destination touristique.

Les aspects de fond de la société cap-verdienne ne sont pas abordés, les problèmes économiques, sociaux, sanitaires ou environnementaux sont évacués d'emblée, mais cela est justifié par la finalité du film. Pour autant, le documentaire ne tombe pas dans l'excès inverse qui consisterait à vanter les qualités de telle ou telle infrastructure hôtelière ou à privilégier telle île par rapport à telle autre. Chaque île est présentée à travers ses plus beaux atours. Même si le film se veut proche des habitants, il ne leur donne en aucun cas la parole : seule une voix off commente les images qui s'enchaînent, ce qui est un peu regrettable, mais peut se justifier encore une fois.

C'est donc un album constitué d'images d'épinal d'une grande qualité, et qui invite à faire la connaissance de ce peuple affable et généreux et de cette terre si envoûtante.

samedi 2 mai 2009

Cap-Vert mon amour


Le premier long métrage capverdien. Rien de moins. C'est ainsi que se définit ce beau film d'Ana Lisboa, dont le titre évoque - il s'agit peut-être d'une coïncidence - une œuvre de Marguerite Duras. Mais la comparaison s'arrête là.

Cabo Verde Nha Cretcheu ("Cap-Vert mon amour") est une oeuvre magistrale. Réalisée avec peu de moyens, elle parvient à mettre en lumière, avec force et précision, la violence des relations entre hommes et femmes, la conflictualité, le viol, la pédophilie, autant de sujets tabous et pourtant bien présents dans la société capverdienne - comme dans toute société d'ailleurs.

Laura, Flavia et Bela sont amies depuis l’enfance, et rien n'a pu les séparer. Laura est riche. Mariée à Ricardo, un instituteur, elle jouit d'une situation sociale importante. Laura est commerçante et élève seule ses enfants. Bela est une femme battue par son mari, peintre et alcoolique, qui tente de fuir ses malheurs par des aventures extra-conjugales. Toutes les trois se retrouvent pour faire du jogging, pour danser, dîner et s'amuser. Mais cet équilibre apparent dans leurs vies s'effondre tel un chateau de cartes, après que Ricardo a violé Indira, la fille aînée de Laura, âgée de 13 ans. L'amitié est alors remise en question, les véritables personnalités se révèlent, les secrets de famille se dévoilent, les vieilles histoires refoulées ressurgissent...

Le fait que la jeune cinéaste se soit attaquée à ces sujets montre son courage et sa profonde détermination à faire bouger les lignes, à secouer l'ordre tacitement établi. Et ce n'est pas la première fois qu'elle le fait : Ana Lisboa dans un de ses précédents opus retraçait déjà le destin d'Amilcar Cabral, icone révolutionnaire, qui s'est insurgé contre le pouvoir colonial en place...
Pourtant, quelque violents que soient les thèmes abordés, ils sont d'emblée sublimés par le caractère poétique profond de la mise en scène, qui va bien au-delà de l'aspect documentaire. Il s'agit bel et bien d'une fiction, où le beau évacue le mal, où la symbolique dépasse la trivialité. Quelques pointes d'humour et d'ironie décèlent l'aisance et l'acuité de la cinéaste, et instillent par moments une certaine distanciation bien nécessaire, ce qui met davantage en relief le fait que Cabo Verde Nha Cretcheu constitue une tragédie moderne, au sens dramatique du terme. Des personnages incapables d'agir sur leur destinée, des tempéraments d'une violence rare, une issue funeste, sont quelques éléments communs à la tragédie classique.

Ana Lisboa fait pourtant entrevoir un faible rayon d'optimisme dans l'avenir, qui n'est pas sans rappeler la fin de Rocco et ses Frères de Visconti, dans lequel le personnage principal dit: "le contremaître, quand il commence à construire une maison, jette une pierre sur l'ombre de la première personne qui vient à passer, parce qu'il faut un sacrifice pour que la maison soit bien droite et solide".
Cet approche utilitariste du destin d'Indira est un peu gênante pour le spectateur, et le scénario souffre aussi de quelques autres faiblesses : par exemple, la mort d'Indira paraît vite oubliée par sa mère qui avait pourtant été particulièrement affectée par son viol. Mais ces quelques points sont peu nombreux, et font davantage ressortir le talent de la réalisatrice, qui parvient à imprimer une métaphore de ces dures destinées à travers l'image, qui ouvre et clot le récit, d'une jeune tortue sur la plage qui cherche à gagner les flots.

Enfin, il convient de noter que le film, bien que se déroulant à Praia, est accompagné de douces mornas et de coladeras, symboles des îles du Nord de l'archipel (S. Vicente, S. Antao), et qui apportent une atmosphère suave et mélancolique qui soutient efficacement le récit.

Cabo Verde Nha Cretcheu a été tourné en format video, et a dû être converti en 35mm en vue de sa distribution en salles. Néanmoins, bien qu'ayant été présenté en marge du festival de Cannes, ainsi qu'au festival Miroirs et Cinémas d'Afrique à Marseille, où il a obtenu la mention spéciale du jury, le film n'a malheureusement pas trouvé de partenaire qui veuille bien "risquer" de le distribuer en salles.

Le film a été projeté le 17 avril dernier au Musée Dapper, et malgré toutes les difficultés qui entourent sa distribution, il semble que certaines salles en province aient enfin accepté de le diffuser. La réalisatrice est toujours à la recherche de nouvelles salles de cinéma partenaires, et fait appel à toutes les bonnes volontés. C'est un film qui en vaut vraiment la peine.